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jeudi, 21 juin 2007

résister c'est créer

medium_sarko_petain_.3.jpg

 

 

 

CONTRE LE GOUVERNEMENT

SARKOZY-FILLON

PRÉPARONS LA RIPOSTE

RÉUNION PUBLIQUE DE LA LCR

JEUDI 28 JUIN 19H30

LIBRAIRIE PAIDOS

54 Cours Julien 13006 Marseille

mercredi, 20 juin 2007

Goûter de la Solidarité RESF

medium_moton6.jpgCommuniqué RESF 13 du mardi 19 juin

Le 24 juin 2006 à la mairie des 15/16 et le 25 novembre 2006 à la mairie des 13/14 avaient eu lieu de formidables et inoubliables parrainages républicains.  Des centaines de citoyens, des organisations avaient répondu présents à l’appel pour la solidarité avec les « Sans Papiers ».

Aujourd’hui,  en ce mois de juin 2007, nous sommes plus vigilants et solidaires que jamais  à la veille des vacances d'été.

RESF 13 vous convie à se retrouver tous  pour une grande fête de la solidarité

Dimanche 24 juin de 16h à 19h au parc François Billoux (mairie des 15 et 16ème) dans l’amphithéâtre de la Sucrière

Goûter festif et musical pour toutes les familles, les parrains, les marraines, leurs amis et soutiens

Chacun amène à manger, des amis artistes animent l'après midi,
LAISSEZ LES GRANDIR ICI !
HIER, AUJOURD’HUI, DEMAIN,
ILS SONT SOUS NOTRE PROTECTION !

vendredi, 15 juin 2007

Collectif 13 de solidarité avec le Venezuela

Venezuela: le mensonge RCTV
 
Brochure format PDF : brochure_RCTV-1.pdf
 
medium_chavez.JPG

    Le collectif 13 de solidarité avec le Venezuela souhaite protester contre la campagne politique et médiatique de dénigrement de la démocratie et du processus de transformation sociale en cours au Venezuela.

    Cette campagne a pris la forme ces derniers jours dʼune scandaleuse désinformation à lʼoccasion du non renouvellement de la concession de la fréquence hertzienne de la chaîne de télévision Radio Caracas Television (RCTV), venue à échéance le 27 mai, conformément à un décret de 1987 qui stipulait que les concessions pour la transmission et lʼexploitation de chaînes de télévisions et fréquences de radio seraient délivrées pour une période de 20 ans. Cʼest donc tout à fait légalement que le gouvernement vénézuélien a décidé de mettre fin à la concession attribuée à la chaîne RCTV par lʼEtat et dʼattribuer cette fréquence à une nouvelle chaîne de service public (TVES).
Le gouvernement vénézuélien nʼa donc fait quʼexercer le droit souverain de chaque Etat de disposer des biens publics rares que sont les fréquences hertziennes ; pourtant cette décision a provoqué un concert de condamnations simultanées du Sénat des Etats-Unis, du Parlement européen et de la présidence allemande de lʼUnion européenne, faisant un amalgame inacceptable entre récupération des ondes et interdiction de la chaîne. Lʼhypocrisie de ces représentants politiques consiste à faire croire quʼil sʼagit dʼune fermeture de la chaîne alors que RCTV ne disparaît pas mais reste libre de diffuser ses programmes par dʼautres canaux tels que le câble, le satellite et Internet, ce quʼelle fait déjà.

    La plupart des journaux, radios Les articles et éditoriaux de la plupart des grands médias occidentaux, reprenant les pseudo informations véhiculées par « Reporters sans frontières », ont largement participé au mensonge organisé en accusant le président Hugo Chávez dʼatteinte à la liberté dʼexpression et de censure, et en faisant croire quʼil avait ordonné la disparition de RCTV, pour mettre fin au pluralisme et concentrer lʼaudiovisuel aux mains du gouvernement. Or, en 2006, on comptait au Venezuela 48 chaînes hertziennes privées. Désormais, avec la récupération des ondes hertziennes de RCTV, le service public disposera de deux chaînes hertziennes VHF, de deux chaînes UHF et de deux chaînes sur le câble. On est donc très loin du monopole et du bâillonnement de lʼopposition dont les média occidentaux accusent le gouvernement bolivarien. Depuis sa première élection à la présidence de la République en 1998, Hugo Chávez nʼa fermé aucune station de radio ou de télévision ni poursuivi aucun journaliste. Pourtant, dans nʼimporte quel autre pays démocratique, et chaînes de télévision -dont RCTV- ont joué un rôle important dans lʼorganisation du coup dʼEtat du 11 avril 2002 et ont même lancé des appels publics à lʼassassinat du président sans faire lʼobjet de poursuites judiciaires.

    La chaîne RCTV a par ailleurs antérieurement fait lʼobjet de suspension ou dʼadmonestations, et ce bien avant la venue au pouvoir de Hugo Chavez (en 1976 : diffusion de fausses nouvelles ; en 1980 pour recours au sensationnalisme, noircissement des réalités, relation de faits peu étayés ; en 1981 pour diffusion dʼune émission à caractère pornographique, en 1984 pour avoir ridiculisé sous une « forme humiliante » le président de lʼépoque). 
 
    Le collectif 13 de solidarité avec le Venezuela souhaite donc par ce communiqué contribuer à rétablir la vérité. Il adresse également un message de solidarité au peuple vénézuelien dont les choix politiques et la combativité représentent un espoir pour les peuples du monde entier.
 
Halte à la campagne de désinformation !!
  
Pour en savoir plus :
- Fin de la concession attribuée à RCTV : Concert de désinformation à la française, par Henri Maler et Mathias Reymond, Acrimed, 1/06/07 : http://www.acrimed.org/article2639.html

- Désinformation sur le Venezuela, par Bernard Cassen, Monde Diplomatique, mercredi 30/06/07:

- RCTV : les dessous cachés du cirque européen contre Chávez, par Maxime Vivas, 25/05/07:

- Venezuela : Chávez, les putschistes, la télé et le peuple, par Maxime Vivas, le Grand Soir.info, 18/05/07:

- lettre dʼassociations à lʼambassadeur du Venezuela :

- Les rues du sud, par Thierry Deronne 7/06/07 :

Et le dossier spécial sur http://risal.collectifs.net
 
Le Collectif 13 Solidarité Venezuela regroupe des citoyensattachés à cette cause et différentes organisations (Association FranceAmérique Latine, ATTAC, cultures de terrain, La rage du peuple, amnestyinternational, Mrap 13, Cercle Bolivarien de Marseille, Sudacas, Comité Chili, Amérique Latine dʼAix en Provence, Comité pour lʼAnnulation de la Dette du Tiers Monde, Ligue Communiste Révolutionnaire, Parti Communiste Français, la Riposte).

jeudi, 14 juin 2007

Comores en lutte

La LCR rencontre les Comoriens de Marseille

medium_comores.jpgLa Ligue communiste révolutionnaire, dont Olivier Besancenot est le porte-parole, invite les Comorien-ne-s de Marseille à une réunion de libre débat sur les problèmes sociaux qui les touchent plus particulièrement.


 Les thèmes abordés seront : les difficultés liées au logement,
les problèmes administratifs, et la situation politique liée au problème de Mayotte

La LCR n’a pas de solutions miracles à ces problèmes quotidiens, et à l’inverse d’autres partis politiques elle ne pratique pas le clientélisme. Mais elle écoutera avec beaucoup d’attention les différentes interventions de l’assistance, et fera à l’issue du débat des propositions en symbiose avec celles des participants et des associations comoriennes pour défendre les droits sociaux et démocratiques.

Cette rencontre vise donc à une meilleure connaissance mutuelle entre habitants de la ville, et à renforcer les luttes aux cotés de la communauté Comorienne de Marseille.

Le samedi 23 juin à 14 h
Salle Espace, 22 rue Mathieu Stilatti, 13003


Wa Zalendro Wa Komori Le Cama La Siyasa LCR La Trendelwa Ne Mwananyasi Olivier Besensnot Ngali Karibisawo Wo Wa Komori Tareh 23 Juin 2007 Salle Espace 22 Rue Mathieu Stillati 13003 Harumwa Bundjiliyo Lawa Shiha Ha Mahadisi Na Mwanyiso Mawuni Djumwa Ze Taanbu Zaki Djamaân Na Maesha Ziremawo Wyendji Waho Wa Komori Hunu Marseille. Ne Madjadiliyano Ya Washiha Djumwa Ze Mada Zinu :

Ndeze Taanbu Za Uhudra Nyuba, hau Nde Malalo Madziro.
Ndo Mkadamizo Ze Haki Zaho Wadru Waladhimu Wo hundrane Ye Makaratasi Handziya Za Shariyan Djumwa Wo Wakazi.
Ndo Uhadisi Djumwa Le Suala Lahe She Yisiwa Sha Komori Sha Maorè. No Mweleho Ze Anz’ma Na Mashawyiri Zahe Le Cama Linu Djumwa Lesuala Linu. Sawa Ne Saya.
Na Hama Nde Haliyo.
Wo Monano Wunu Ne Le Cama Kawutsina Mashawyiri Mah’sus. Lakini Madjadidiliyano Ya Maânrifa Hau Twaliya Ze Ndrazi Ne Mashawyiri Wahu Padzima Djumwa Ye Mihima Yinu.
Hondrana Neze Ntosa Za Amani. Na Watwany. Na Mbana Za Hatru.

Nde Le Sina Lahe,

Tract format pdf : comores.pdf

Tract format Word : tract_réunion_comoriens.doc

Par ailleurs, voici le texte de l'intervention d'un camarade qui a récemment rejoint la LCR et qui a assuré un exposé dans le cadre de la commission internationale sur les comores et l'impérialisme français :

Format PDF : exposé_comores_LCR.3.pdf

Format word : exposé_comores_LCR.2.doc

 

mardi, 12 juin 2007

Alternative : une contribution de la LCR

medium_LogoLCR.2.gifCONTRIBUTION DE LA LCR 13

A la rencontre départementale du 23 juin à Aubagne

 

A ) La nouvelle donne politique en France

Une droite « décomplexée » qui assume son histoire – le colonialisme – et ses vieux démons – nationalisme et xénophobie – et surtout qui affiche insolemment les noces de la richesse et du pouvoir, le contrôle des media et de l’appareil répressif. On n’a jamais vu une telle droite au pouvoir en France depuis la Libération !

A l’échelle de la planète ce n’est que l’alignement de la scène politique française sur les normes de la politique US. Que cet alignement ait été possible devrait nous inciter à revoir quelques idées reçues sur l’exception française. Mais nous ne prétendons pas ici explorer les causes de cette situation. Nous avons tout le temps de poursuivre cette réflexion.

Par contre, il est indispensable de prendre rapidement la mesure des principales données de la nouvelle situation.

      1° Tout pour les riches !

Le détour de Sarkozy par le yacht de Bolloré n’était pas un impair. C’est sans doute le message le plus fort de la campagne présidentielle. Dorénavant ce pays, comme le grand-frère américain sera gouverné par les riches, pour les riches. Si tout va bien, les pauvres auront des miettes en travaillant dur. Ils ne peuvent espérer mieux, car ainsi va le monde. On n’avait pas entendu de message aussi clair en France depuis Louis-Philippe !

Pour triompher électoralement il est indéniable que ce message a conquis l’adhésion d’une partie des couches populaires. C’est dire l’ampleur du désarroi, des désillusions, la perte de repères et même de la conscience sociale de soi.

Pour reconquérir le terrain idéologique perdu, il faut une réponse tout aussi claire, tout aussi décomplexée, qui assume les intérêts sociaux qu’elle prétend défendre et appelle l’ennemi par son nom. La seule réponse efficace, c’est une propagande anticapitaliste obstinée, un programme basé sur la redistribution des richesses et un appel aux luttes sociales pour renverser le rapport de forces.

C’est ce que nous avons essayé de faire avec la campagne d’Olivier Besancenot.

      2° De la droite extrême à la « gauche » libérale

C’est l’arc de forces que Sarkozy a réuni autour de lui depuis qu’il a été élu.

Certains maudissent les transfuges. Mais il ne s’agit pas de ralliements de dernières minutes.

C’est bien Allègre qui, lorsqu’il était ministre, voulait faire de l’éducation un grand marché.

Que le « French Doctor », ancien proconsul au Kosovo, soit un agent zélé de l’interventionnisme américain nous le savons depuis longtemps.

Qu’Eric Besson patron de la commission économique du PS, soit un partisan du monétarisme ce n’est pas non plus une surprise. On pourrait continuer ainsi pendant longtemps.

La vérité, c’est que les politiciens sociaux-démocrates qui se sont ralliés à Sarkozy sont partisans de puis longtemps de la politique défendue par Sarkozy.

On a beaucoup moins parlé des transferts venant des Verts chez Bayrou, mais ils sont tout aussi significatifs du consensus existant entre tous ces courants sur la politique à mener.

Ce consensus s’était manifesté de façon éclatante au moment du débat sur la constitution européenne. Il est confirmé. Si Ségolène Royal l’avait emporté, on aurait assister au même ralliements à « l’ordre juste ».

C’est pourquoi nous avons dit et répété depuis le 29 mai 2005 qu’il était illusoire de chercher à réconcilier la « gauche du Oui » et la gauche du Non ». Cette politique s’est avérée non seulement illusoire, mais elle a contribué à entretenir la confusion.

      3° La fin de la social-démocratie

Au service de quelles forces sociales se place le PS ? C’est le fond de la question.

Depuis 25 ans en France, le PS a contribué plus que tout autre à « moderniser » le pays en l’adaptant aux conditions de la « mondialisation libérale ». Ce faisant il a apporté sa pierre à l’extension et à la consolidation de cette mondialisation. S’il veut continuer à jouer un rôle dirigeant dans les affaires de la bourgeoisie, le moment est venu pour lui de s’adapter à son tour à la nouvelle situation, comme au Royaume-Uni ou en Espagne. Il saura le faire, n’en doutons pas.

Faut-il l’accompagner dans cette mutation ? Pour nous c’est non !

C’est pourquoi nous n’avons cessé de répéter que l’indépendance totale vis à vis du PS était la condition sine qua non à tout accord politique. Nous pensons que les faits, là aussi, nous donnent raison.

B ) L’anti-libéralisme ne fait pas une alternative politique

La victoire du Non au référendum a fait lever de grands espoirs dans les cercles militants. Il était tout à fait légitime de chercher à concrétiser ce rapport de force dans les luttes et aux élections. Pour cela l’unité était indispensable. Elle n’a pas été réalisée. C’est un échec.

Maintenant le plus important c’est d’en comprendre les causes.

Pour certains la responsabilité première en reviendrait aux partis qui privilégient leurs intérêts d’appareil. Cet argument ne tient pas.

D’abord, parce que des organisations comme la LCR ou LO n’ont tout simplement pas d’appareil. Quant au PC ses choix politiques dans cette affaire se sont révélés suicidaires ; s’il a défendu des intérêts d’appareil, il l’a fort mal fait.

Ensuite, parce qu’on ne peut pas faire de politique cohérente sans parti politique. Ceux qui au cours de cette campagne ont prétendu faire de la politique autrement – essentiellement regroupés autour de José Bové – n’ont pas donné un exemple très attirant des nouvelles pratiques politiques qu’ils souhaitaient promouvoir.

Non, c’est ailleurs qu’il faut chercher les raisons de l’incapacité du courant antilibéral à s’unifier.

      1° De vrais divergences confirmées par la campagne électorale

Les courants qui avaient mené ensemble la campagne du NON ont mené campagne séparément pour les présidentielles et les législatives. A l’exception de la « gauche du PS » qui a choisi l’enfouissement derrière Ségolène, ils ont tous pu soumettre leur politique aux suffrages des électeurs, malgré les embûches des partis établis. Il faut se féliciter que le débat démocratique entre nous n’ait pas été escamoté. Mais il faut aussi regarder ce qui s’est passé.

Et la première chose évidente, c’est que Arlette, Olivier, Marie-Georges et José n’ont pas fait la même campagne. Ils n’ont pas obtenu les mêmes résultats.

Ceci dit, non pas pour en tirer une vaine gloriole, mais pour souligner que les divergences entre nous étaient bien réelles et qu’elles ont été perçues ainsi par les électeurs.

La réaction de chaque candidat au soir du premier tour est venu confirmer, s’il en était besoin, que l’attitude par rapport au PS était un discriminant bien réel et que le texte « Ambition-Stratégie » n’a pu servir de garde-fous au ralliement immédiat et dans les pires conditions de ceux qui s’en réclamaient.

      2° La question européenne

Pendant longtemps les partis politiques français se sont abrités derrière Bruxelles de leur propre  choix en faveur du libéralisme. Le projet de traité constitutionnel européen poussait cette logique jusqu’à l’abandon de souveraineté aux instances européennes. C’est ce choix qui a largement été repoussé par les électeurs au moment du référendum.

Sarkozy a renversé le dilemme. Réaffirmer la souveraineté nationale en assumant ouvertement le choix du libéralisme. C’est ainsi qu’il a gagné.

Ce faisant il a complètement modifié les termes du débat et porter l’affrontement idéologique un cran au-dessus.

La question à laquelle il faut maintenant répondre c’est, quelle alternative au libéralisme en France, en Europe et dans le monde. On voit bien que l’unité forgée dans la campagne pour le Non, n’est pas suffisante pour apporter des réponses communes à cette question.

Faut-il s’y résigner ?

Certainement pas, mais ne pas non plus se contenter d’appels à l’unité vides de contenu.

Il faut reprendre sérieusement le débat, en particulier à la lumière des expériences internationales en Italie, au Brésil, mais aussi au Vénézuela et en Bolivie.

      3° L’altermondialisme à l’épreuve du pouvoir

Car il ne s’agit pas d’un problème français.

Depuis sa naissance, le mouvement altermondialiste est incontestablement porteur de grands espoirs. Nous en sommes totalement partie prenante. Il représente le plus important ferment d’agitation contre la mondialisation libérale. La mobilisation contre le G8 qui se tient actuellement en Allemagne démontre une fois de plus les capacités de ce mouvement à regrouper une opposition large et combative contre les projets des puissants de ce monde.

Mais on ne changera pas le monde sans prendre le pouvoir. Et l’épreuve du pouvoir divise.

A Brasilia et à Caracas on ne mène pas la même politique. Rifondazione Communista qui a été un des grands acteurs du mouvement en Europe participe actuellement au gouvernement Prodi qui impose à l’Italie les mêmes politiques libérales qu’il appliquait déjà en tant que commissaire européen. Bien sûr Bertinotti a ses raisons, comme Lula a les siennes.

Nous disons simplement que l’opposition aux politiques libérales ne suffit plus pour avancer. Le moment est venu de définir plus précisément nos objectifs et notre programme.

C ) Une gauche 100% à gauche

Le principal enseignement des dernières élections, c’est que le mouvement social n’a toujours pas l’expression politique qu’il mérite.

Depuis plus de 10 ans nous appelons à la constitution d’une nouvelle force politique qui soit aussi fidèle aux travailleurs que la droite l’est aux patrons. Jusqu’ici nous n’avons trouvé, parmi les forces organisées, aucun partenaire dans cette voie.

Mais, la nouvelle configuration politique crée une opportunité que nous sommes décidés à saisir, pour trois raisons :

La politique de classe insolente imposée par Sarkozy permet d’identifier clairement l’adversaire.

La gauche qui perd, la gauche qui se renie, cherche son salut une fois de plus vers la droite.

A gauche du PS, les résultats des dernières élections, indique la voie à suivre.

Certes, le score d’Olivier Besancenot ne permet pas de modifier le rapport de forces global, mais si on le compare à l’échec des autres courants, il permet de distinguer ce qui marche de ce qui ne marche pas. Ce n’est certainement pas un résultat dont on puisse se satisfaire, mais il ouvre de nouvelles possibilités que nous sommes bien décidés à saisir.

      1° Fédérer les résistances à la politique de Sarkozy

Nous ne resterons pas cinq ans l’arme aux pieds en laissant Sarkozy libre de poursuivre son travail de démolition sociale.

Il y aura des résistances, il y aura des luttes. Nous devrons tout faire pour les développer, les unifier, les centraliser, condition indispensable pour aboutir à une victoire.

Mais le meilleur service que nous puissions rendre aux luttes sociales, c’est de construire une alternative politique, forte, crédible, qui permette de chasser Fillon, Sarko et le MEDEF du gouvernement. Le plus tôt sera le mieux.

C’est en constituant dés aujourd’hui un pôle de toutes les résistances, que nous pouvons préparer cette alternative.

      2° Jeter les bases d’une véritable refondation

Face à une droite décomplexée, il faut maintenant construire une gauche décomplexée, qui n’hésite pas à s’en prendre au pouvoir des actionnaires et des patrons du CAC 40. Une gauche qui défendent tous les exploités, les opprimés, sans distinction de sexe, de religion, de nationalité ou de couleur.

Cette reconstruction ne concerne pas la seule LCR et nous n’attendrons pas d’arriver à un accord sur l’entièreté de notre programme pour avancer avec tous ceux qui le voudront.

A notre avis, les bases d’une reconstruction solide à gauche sont au nombre de trois :

-  une gauche anticapitaliste qui se fixe pour but de remplacer le pouvoir des actionnaires par celui des travailleurs, d’en finir avec la loi du profit et d’instaurer le socialisme

-  une gauche indépendante du PS qui vise à constituer une véritable alternative, sans compromis ni marchandage.

- une gauche démocratique dont le mode de fonctionnement, les prises décisions, le partage des responsabilités soit conforme à la vision de la société que nous voulons construire

      3° Front, Coalition, Parti, le débat est ouvert

Un programme clair, une véritable insertion dans les lutte sociales, voilà les bases d’un accord possible pour la constitution d’une nouvelle force politique.

Quelle forme organisationnelle peut-elle prendre ?

Un nouveau parti est certainement la forme la plus efficace et la plus mobilisatrice. Elle n’est pas la seule possible. Il faut respecter les rythmes de chacun et mener les débats sur le fond avant de prendre des décisions organisationnelles. Il faut refaire l’expérience du travail en commun, après les mésaventures de la division. Il faut surtout impliquer bien au-delà des anciens collectifs unitaires, tous ceux qui sont poussés à s’engager par la nouvelle situation.

Une coalition électorale, un front social et politique, une fédération d'organisations peuvent être des étapes sur le chemin de la construction d'un parti de masse.

Conclusion : Assumer la rupture

Nous ne souhaitons pas reprendre sans fin les mêmes débats. L’élection de Sarkozy modifie profondément le champ politique. Tous les courants, tous les partis se réorganisent, nous devons nous mêmes assumer cette rupture.

Nous sommes certains de nous retrouver tous dans la résistance à la politique de la droite.

Mais notre ambition c’est de préparer une alternative anti-capitaliste et véritablement démocratique.

Nous savons d’expérience que des faits nouveaux n’entraînent pas automatiquement les mêmes conclusions pour tous. Mais chacun est obligé d’en tenir compte, d’évoluer et de s’adapter. Nous pensons quant à nous que le moment est venu de regrouper tous ceux qui sont prêts à lutter pour un monde débarrassé du capitalisme. Si nous arrivons à un accord sur ce point, tout peut se discuter. Voilà l’enjeu que nous fixons à ce débat.

Marseille le 8 juin 2007, le Bureau Fédéral de la LCR13

LAISSEZ LES GRANDIR ICI !

13 juin 2006 - 13 juin 2007 :

medium_resf.2.jpghier, aujourd'hui, demain...

LAISSEZ LES GRANDIR ICI !

Un an jour pour jour après l'opération tromperie de communication par la circulaire de régularisation des parents d'élèves sans papiers du 13 juin 2006, RESF ORGANISE UN DEUXIEME TIRAGE :

GRANDE LOTERIE DE LA REGULARISATION

MERCREDI 13 JUIN 2007 A PARTIR DE 14H

DEVANT LES LOCAUX DU BUREAU DES ETRANGERS DE LA PREFECTURE

66 RUE ST SEBASTIEN, 13006, Metro Castelanne

Venir avec son dossier "13 juin 2006" complet sous le coude.

Ci-dessous, un avant goût des tickets de loterie, d'autres surprises sur place...

Et un tract explicatif de l'opération.

tract_13_juin_2006_-_13_juin_2007.doc

UTF-8_Perdu-gagné_13_jui.doc

Solidarité !

COMMUNIQUE DE LA LCR 13

    Depuis le 1er mai la lutte s'est durcie à Bouarafa,ville du Sud Est marocain, où les habitants sont en lutte depuis septembre 2006 contre l'augmentation des prix et la privatisation de l'eau et de l'électricité.
    Alors que les élections législatives approchent, le régime marocain s'est engagé dans une répression innommable contre les militants. Dans les manifestations du 1er mai des dizaines de militants se sont faits arrêtés et emprisonnés au prétexte d'« avoir porté atteinte aux
valeurs sacrées du royaume ».
    Les luttes de ces derniers mois, des ouvriers de Coca Cola à Casablanca, des associations de chômeurs, des syndicalistes, des étudiants. subissent la répression d'un système inique et injuste qui ne sait répondre que par la violence pour se maintenir en place et pour servir les intérêts des grands groupes capitalistes nationaux et internationaux.
    Face à ce raz de marée, la LCR, section française de la 4ème internationale, tient à réaffirmer son soutien à tous les militants arrêtés et emprisonnés au Maroc et revendique activement leur liberté et leur amnistie.
    Dans la même logique, elle réaffirme sa solidarité à la lutte exemplaire menée depuis plusieurs mois à Bouarafa ainsi qu'à toutes les luttes qui entendent se battre contre les politiques libérales qui font toujours passer le profit avant les être humains.

Marseille, le 8 juin 2007

 

Bon anniversaire le polygone !

Vendredi 22, Samedi 23

et Dimanche 24 Juin

le Polygone Etoilé

fête ses 5ans... et des poussières !!

medium_inauguration.jpgLe Polygone étoilé est au cœur d'une cité, mot tombé plus bas que terre
la façade Massabo nous fait face et monte haut à nous cacher le ciel
il y a plus de fiction dans cette réalité-là
et plus de réalité dans cette fiction
que dans n'importe quel film des cinéastes qui se décrètent "de leur temps"

    à l'occasion des cinq ans et des poussières de notre lieu,
nous ouvrirons nos portes, nos fenêtres, nos bras et nos cœurs
et vous attendons nombreux pour ces retrouvailles des premiers jours de l'été 2007
retrouvailles : mot-emblème de l'amitié

    ce seront trois jours et mille et une nuits
dédiés au cinéma des habitants (La subtile mémoire... Vendredi 22 juin)
au cinéma des spectateurs (Les nuits étoilées même en plein jour Samedi 23 juin)
au cinéma des amis du Polygone (Les amis du dimanche Dimanche 24 juin)

    vous pouvez d'ores et déjà nous envoyer vos témoignages sur notre PolyForum :
http://www.polygone-etoile.com/forum/
cet espace d'expression est le vôtre, n'hésitez pas à vous inscrire pour le faire vivre

à très bientôt

l'équipe de Film flamme

Pré-programme de l'anniversaire du Polygone étoilé (des modifications sont encore possibles) :

Vendredi 22 Juin
15h :Rencontre engagée (sur invitation)
"Vers un Centre International de la Création Cinématographique et Digitale"

18h : 5 ans, 5 bougies, 5 films, 5 minutes Ciné-apéro 

Extraits de films soutenus par les institutions locales et honorés par des reconnaissances internationales

20h :La subtile Mémoire...

Avant même la création du Polygone étoilé les voisins du Panier s'emparaient avec Film flamme des outils du cinéma. Aujourd'hui les habitants s'imposent naturellement au Polygone étoilé à travers des films en 16mm...

Samedi 23 Juin
Nuits étoilées en plein jour et lumière dans la nuit
De 14h à l'aube :
Inspirées des légendaires Nuits étoilées - aucune programmation à l’avance -
c’est l’occasion pour les auteurs de défendre avec des films courts notre cinéma rêvé.

Dimanche 24 Juin
Un long dimanche de retrouvailles
A partir de 14h :  avec Pierre Gurgand, Jean-Paul Fargier, Jean-Paul Curnier, Patrick Leboutte, l'équipe de Peuple et Culture,
Anne Toussaint...
Jules et les siens(1979) de Pierre Gurgand, émouvant souvenir de la présence
de Pierre, aujourd’hui décédé, à la projection inaugurale du Polygone Etoilé en 2001.

L'ordre(1973) de Jean-Daniel Pollet et des essais filmiques réalisés par le public
autour de ce film avec l'association Les yeux de l'ouïe.

                                       Et d'autres découvertes...

 

Bilan chiffré des législatives

La LCR sur les Bouches du Rhône

Ces calculs sont effectués en nombre de voix.

2007

Marseille (sur 7 circonscriptions) : 6410 voix

Hors Marseille : 9477

2002

Marseille (sur 7 circonscriptions) : 3717

Hors Marseille (sur 7 circonscriptions) 5294

Gains

Marseille : 72%

Hors Marseille : 79%

Total 76%

Rapportés pour chaque élection aux votes Besancenot à la Présidentielle

Ces calculs sont effectués en nombre de voix. Il faudrait ici tenir compte de la baisse de participation dans chaque cas, plus importante en 2007, ce qui n’est pas fait dans le calcul qui suit, mais renforcerait la progression.

En 2002

Marseille, 44%

Total sur le 13, 33%

En 2007

Marseille, 53%

Total sur le 13, 43%

vendredi, 08 juin 2007

Sauvons la clinique

Manifeste pour les pratiques et les formations cliniques

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Après la disparition de la psychopathologie et de la psychanalyse de la formation des psychiatres, au profit de modélisations neurobiologiques et comportementalistes, c’est celle des psychologues cliniciens qui est aujourd’hui clairement visée par les instances d’habilitation de leur formation. Depuis plusieurs années, les universitaires qui ont en charge cette formation voient s’étendre dans l’appareil de l’Etat la volonté de domination des partisans de l’éviction de la psychanalyse et de la psychopathologie, à tous les niveaux des organisations qualifiantes de l’enseignement et de la recherche. La nouvelle configuration qui a émergé récemment ne laisse plus de doute sur cette volonté qui ne s’embarrasse plus de faux-semblants. C’est la dernière étape d’une course contre la montre dont le terme, à brève échéance, devient prévisible. En même temps, dans les institutions de soin, nous constatons que la présence de la psychanalyse est l’enjeu d’une lutte dans laquelle les simulacres gestionnaires, l’ingénierie de l’évaluation, la médicamentation systématisée et exclusive, les dispositifs d’isolement des symptômes et de leur traitement expéditif, font une chasse réglée à la clinique de la subjectivité. Ici et là, nous assistons régulièrement à des écroulements locaux qui résultent soit de stratégies de harcèlement et d’épuisement des équipes, soit de neutralisations foudroyantes par ingestion ou dispersion. La psychanalyse n’a pas à faire seulement à des détracteurs, mais à une convergence de processus de démolition. Ce n’est plus le temps des signes assassins, mais des actes et des machines qui avancent à tombeaux ouverts.

Devant cette situation, les praticiens dans les institutions de soin psychique, et les universitaires qui forment les générations futures et maintiennent la présence exigeante de la psychanalyse dans les institutions de la recherche publique doivent faire converger leurs résistances et passer à l’invention offensive. Ils ne peuvent plus se contenter de boucher au coup par coup et dans l’isolement, les forages et les excavations de leurs sols. Il n’y a plus de crise, mais des circuits intégrés de situations limites. La férocité industrielle des appareils a des noms : dépistage précoce, troubles de conduites, héritabilité génétique, facteurs de risque, facteurs prédictifs, isolation des symptômes, co-morbidité, dressage de comportement, indice d’impulsivité, rééducation psychothérapique, thymorégulateur, expertise, évaluation, sécurité psychique, etc. Le maillage des populations vulnérables réduites à l’usage de leur malheur s’étend chaque jour davantage. La standardisation des ratages de la condition humaine en une nomenclature des handicaps habite désormais des maisons sanitaires. Le dénuement social est promis à l’épuration policière ou masqué par des kits de pathologie des comportements. Les logomachies s’ingénient à voiler la massification de l’humain et la marchandisation du vivant. Acceptons-nous de déambuler parmi « les décombres du futur » ?

À un certain moment, face à ce qui arrive, le refus qui se cantonne dans l’expression critique est vain. La seule dénonciation des ennemis est dérisoire. Les lamentations nostalgiques prônant la restauration du monde d’hier est pitoyable. Le scoop du malaise dans la culture est largement usé. Nous avons tous conscience que nous sommes dans un mouvement extrême du temps, de ce qu’on appelle un changement de temps. Cela signifie qu’il ne s’agit pas d’aberrations ou de dérives à corriger, mais de la subordination de la souffrance et du bien-être psychique à de nouvelles représentations et de nouveaux dispositifs de gouvernance dans lesquelles la psychanalyse ne sera que résiduelle ou nébuleuse. La porosité de la sphère politique à ces représentations, l’influence qu’elle subit du fait de groupes interconnectés d’une voracité utilitaire naïve, indiquent assez que la solution ne viendra pas des gouvernants qui ont contribué à cette évolution.

Il faut donc un rassemblement à la mesure de la gravité de la situation, afin de répondre à ce défi du passage d’un temps à un autre. Le refus rigoureux et déterminé, celui qui rend solidaire, passe par le partage d’analyses qui explorent les dérèglements et les combinaisons émergents, par la mise en commun d’actions et d’expériences vers de nouvelles pensées de résistance, par la création d’un collectif permettant de faire obstacle à la politique de la liquidation de la clinique dans les institutions de soin et de formation.

En tant que praticiens, formateurs, chercheurs et universitaires, nous appelons dans un premier temps nos collègues à joindre leurs signatures à ce Manifeste pour une convergence des résistances.

Nous proposons d’amorcer la préparation d’états généraux de la clinique, à travers une première réunion qui aura lieu à Paris, le samedi 30 juin 2007, et qui sera accueillie par le Séminaire Inter-Universitaire Européen d'Enseignement et de Recherche en Psychopathologie et Psychanalyse (SIUEERPP).

Texte à signer individuellement et collectivement sur le site :
http://www.sauvons-la-clinique.org/

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NOS VIES VALENT VRAIMENT PLUS QUE LEURS PROFITS LIGUE COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE DES BOUCHE DU RHONE