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vendredi, 23 novembre 2007
Besancenot à aix
14:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Commentaires
Une certaine incompréhension sur ce qui s'est passé en fin de meeting ce soir à Aix:
pourquoi avoir retiré brutalement le micro à un jeune homme qui posait une question concernant les droits des étudiants non grévistes... Il n'a même pas pu terminer sa question et malgré qques protestations dans la salle, personne à la tribune n'a réagi ou demandé à ce qu'un micro lui soit rendu...
Dommage, car il n'y a pas de questions idiotes ou inutiles. Juste une preuve d'intolérance et de manque d'ouverture de certains.
Je ne pense pas que ce soit en empéchant certains de s'exprimer que le débat avancera, mais au contraire en les écoutant, et en discutant avec eux. Si les déchanges ne peuvent se faire qu'entre personnes déjà toutes d'accord, le débat restera assez stérile, il me semble.
Ecrit par : Antigone | mardi, 27 novembre 2007
Il y a surtut une incompréhension sur les faits. Étant au même meeting je peux attester que j'ai entendu distinctement la présidente de séance annoncer par deux fois qu'il était temps de clore le débat. J'ai perçu aussi la frustration de celles et ceux dont la question n'avait pu s'exprimer (mais comment pouvait-il en être autrement dans une salle comble avec un gros appétit de débat?) J'en déduis donc que cela n'a rien à voir avec le contenu de la question : personnellement je n'en ai pas du tout même saisi le sens : le meeting était terminé, voilà tout.
Ecrit par : Samy | mardi, 27 novembre 2007
Serait-ce alors un pur hasard? Je laisserai le bénéfice du doute... mais étant donné le temps laissé à la personne précédente(alors que la présidente de séance avait déjà annoncé qu'il était temps d'en finir), j'ai quelques doutes...
Surtout vu la façon dont le micro a été arraché des mains... pourquoi avoir donné le micro à quelqu'un si plus aucune question ne devait etre posée...
Ecrit par : Antigone | mardi, 27 novembre 2007
Inéteressant débat sur le premier tour même si sa nouveauté n'est que toute relative.
Comment faire le lien entre un premier tour sur une présentation générale d'un programme alternatif et un second tour de responsabilité contre la politique de droite ?
Quel dossier concret peut permettre de cristaliser l'essence du programme alternatif et être un argument du vote rassembleur au second tour avec un dynamique de combat qui pourrait à la fois
* permettre d'utiliser des leviers de gestion en cas d'election ou de participation à des équipes élus sur la base des voix apportés
* permettre de continuer la mobilisation et venir en appui ou faire pression aux équipes élus
comment constuire une continuité entre un premier tour différenciant et un second tour vainqueur concrétement.
Les débats préparatoires aux municipales ne devraient ils pas tourner autour du choix de ce sujet qui serait d'ailleurs différent à Aix et à Marseille plutôt que les divergences sur une liste séparée ou une liste commune ?
Ecrit par : fudo | jeudi, 29 novembre 2007
Fudo mélange deux problèmes différents.
Le principal est contenu dans la phrase "utiliser les leviers de gestion" présenté comme un but en soi. La question est plus complexe. Il n'y a pas dans une mairie des "leviers" séparés les uns des autres, mais une solidarité de gestion globale, concrétisée par le pouvoir (exhorbitant) donné au Maire et par le vote du budget. Sauf à accepter (comme le PC et les Verts le plus souvent) un "niche subalterne", il faut donc un accord global. Est-il possible avec les socio-libéraux dans des villes importantes? Concrètement, est-il possible sur Aix? La réponse tient dans les rapports de force autant sinon plus que dans les programmes mis sur la table : comment un PS qui s'inscrit sans les contester dans les cadres connus (la communauté urbaine et surtout la soumission à Guérini) pourrait-il engager une rupture? En plus comment après avoir voté le budget mobilisier la population contre ce même budget? C'est, à l'évidence, l'impossibilité de résoudre cette contradiction qui a fini par conduire le PC là où il est, et il n'y a pas pour cette contradction de différence de nature et d'échelle entre une Mairie et le gouvernement : voir le bilan catastrophique de la gauche plurielle.
On peut tout à fait imaginer gérer des mairies vraiment à gauche, même sous un État de droite. Mais pour cela "des leviers" ne suffisent pas. Il y faut par exemple instaurer un budget participatif, comme à Porto Alegre (un budget, pas des palabres). Où est-ce possible avec le PS tel qu'il est?
Le second problème de "liaison entre les deux tours" est de savoir comment assurer la défaite de la droite et l'obtention d'élus de la gauche radicale. Là la solution est celle de la fusion "technique" des listes. On fusionne, mais sans engagement de solidarité (concrètement cela conduit ensuite à un groupe indépendant qui vote à la carte et sans contrainte). C'est ce que la liste LCR a obenu par exemple en 2001 à Clermont Ferrand, avec succès : la droite a été battue et une politique 100% à gauche défendue pendant 7 ans.
Ecrit par : samy | vendredi, 30 novembre 2007
Moi, je n'ai qu'un regret, c'est que ce meeting se soit terminé sans que nous ayons chanté tous ensemble l'internationale. Tout fout le camp.
Ecrit par : emilie | samedi, 01 décembre 2007
J'entends bien et j'approuve les remarques de Samy mais quelle dynamique de succés pour engranger et multiplier les soutiens aux idées développées et quelles propositions offensives nous permettraient de sortir de la resistance aux attaques multiples ou de l'incantation puisque "la gestion" est impossible ou tueuse.
Etre en position de deuxième force de gauche (enfin c'est ce que disent les médias) n'impose t il pas d'avoir une dialectique de la réussite et j'en reviens à quel levier pour démontrer la justesse de la position mais aussi la possibilité de réussir à influer sur l e cours des choses et à multiplier la mobilisation /l'adhésion ?
Le comité chomeur qui a abouti à un signe de concret avec un déblocage d'€ n'est il pas un exemple ?
La construction d'un nouveau parti peut s'appuyer sur de réussites de quelques objectifs mais ne me semble par pouvoir être la réponse à elle seule d'une telle attente.
Quel lieu de discussion et d'échange allez vous proposer en dehors des meeting, des forums Internet, des réunions thématiques ou autres ?
:-)
Ecrit par : fudo | dimanche, 02 décembre 2007
Encore une fois ce n'est pas "la gestion" qui est en cause, mais "quelle gestion". De plus même des élus minoritaires peuvent avoir un impact (comme nos élus au Conseil Régional de Toulouse qui en liaison avec les chômeurs ont tenu des transports gratuits pour eux). Par ailleurs les mesures favorables peuvent aussi tout simplement être obtenus par la mobilisation. Fudo a raison, nul besoin d'opposer tout ceci, c'est à une combinaison qu'il faut penser. La seule limite est celle d'élus suivant une politique contraire à ce qu'on cherche à faire : comment alors s'allier à eux?
Ecrit par : samy | lundi, 03 décembre 2007


