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samedi, 26 janvier 2008
Fête de Rouge 13

le samedi 2 février 2008
16 h à minuit au Florida Palace, 162/164 bd Mireille Lauze, 13010 http://www.florida-palace.fr/
Plan
17h-19h Forum Nouveau parti anticapitaliste
19h-21h Meeting municipales 2008
22h Concerts avec “Les Poulettes” et “Duval MC”
Clip de duval MC sur le père noël
L’année 2007 s’est terminée par une série de luttes importantes avec la mobilisation des cheminots contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, celle des étudiants et des étudiantes contre la LRU, celles pour le droit au logement ou contre les expulsions des sans-papiers.
Face aux attaques sans précédents du gouvernement Sarkozy, la résistance est donc bien présente et c’est toutes et tous ensemble que nous devons l’amplifier.
La Fête Rouge 13 constitue le premier rendez-vous d’ampleur dans le département de toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas. A travers le forum sur le Nouveau Parti Anticapitaliste, ou le meeting sur les municipales 2008, nous aurons l’occasion de débattre des perspectives politiques pour le mouvement social et les luttes à venir... ....mais nous aurons aussi bien sûr l’occasion de faire la fête toutes et tous ensemble.
PAF : 10 euros / 5 euros tarif réduit (chômeurs, rmistes, étudiants, lycéens, précaires...)
restauration et boissons sur place
Stands associatifs / Garderie de 16h à 21h
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Meeting à Aubagne contre le traité de Lisbonne
20:50 Publié dans Du côté des luttes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un collectif pour le nouveau parti
Article paru dans Rouge n° 2236, 24/01/2008
Syndicalistes, associatifs, membres des collectifs antilibéraux, de la LCR, des Alternatifs et d’autres courants politiques (comme le groupe Ballon rouge) : un nombre conséquent de militants se sont lancés dans la constitution d’un Collectif d’initiative départemental pour un nouveau parti anticapitaliste des Bouches-du-Rhône. Par un appel (en voie de finalisation), ils demandent le soutien le plus large possible de « tous ceux qui luttent, tous ceux qui sont prêts à résister sans rien lâcher ni abandonner personne, tous ceux qui rêvent d’un monde meilleur ».
Ils disent encore : « Cette alternative ne peut venir du Parti socialiste. […] Elle ne peut non plus venir du Parti communiste, qui continue à payer ses erreurs passées qui l’ont conduit à la marginalisation et à la subordination au Parti socialiste […]. La seule proposition crédible susceptible d’ouvrir des perspectives est celle d’un changement de société, c’est celle d’une société qui en finisse avec l’exploitation de l’Homme par l’Homme, avec le pillage de la planète et la destruction de la nature, le machisme, le racisme, la domination impérialiste et les occupations militaires. Il faut en finir avec le système capitaliste. C’est pourquoi, nous, militants anticapitalistes, issus d’histoire et d’itinéraires différents appelons à la création d’un nouveau parti anticapitaliste. Un nouveau parti qui soit l’héritier du meilleur des combats passés. »
Et encore : « Réconcilions le mouvement social et la lutte pour une autre société, une société où les choix seront faits démocratiquement et non pas dictés par les marchés financiers, où les populations disposeront de la propriété sociale des grands moyens de production et d’échange. »Sa première initiative est rapportée ci-dessous. D’autres, nombreuses, sont en discussion par des militants bien décidés à mener les choses à leur terme, ensemble et dans leur diversité.
Rencontre avec des syndicalistes
Lundi 14 janvier, le Collectif d’initiative départemental pour un nouveau parti anticapitaliste des Bouches-du-Rhône organisait une rencontre entre des syndicalistes et Olivier Besancenot.
Il est des signes qui ne trompent pas : la librairie militante Païdos, à Marseille, était pleine à craquer lors de la rencontre entre Olivier Besancenot et des syndicalistes. Pourtant, la diffusion de l’information, volontairement restreinte, visait une rencontre intimiste entre les acteurs du mouvement social et le candidat de la LCR à la présidentielle, qui appelle à la création d’une gauche anticapitaliste unie.
En préambule de cette réunion, l’animateur invitait la salle à débattre, face à la volonté affichée du gouvernement d’en finir avec nos conquêtes sociales, d’une gauche radicalement du côté des luttes, après avoir rappelé l’autonomie et l’indépendance du syndicalisme à l’égard des partis et des gouvernements, qui doit rester un principe fondamental. Les liens entre action syndicale et débouché politique des luttes, le regroupement des forces anticapitalistes et la nécessité d’un nouveau parti anticapitaliste étaient ainsi mis en débat.
Outre le nombre de participants (90, dont une vingtaine de la LCR), regrouper, dans la même salle, des syndicalistes de la CGT, de Solidaires-SUD et de la FSU, avec un nombre conséquent de membres des directions syndicales, est un fait peu banal, mais sûrement pas étranger au haut lieu de mobilisation qu’est Marseille, avec la volonté de résister au rouleau compresseur du capitalisme. Une ambiance fraternelle et d’écoute a permis de surmonter les difficultés à dépasser la différence d’appartenance syndicale, qui entraîne à discuter parfois de manière polémique dans la conduite des luttes et aussi la méfiance à l’égard des partis. Tous les participants, en militants avertis, ont joué le jeu, encouragés par la prudence d’Olivier Besancenot déclarant « ne pas vouloir bercer tout le monde d’illusions ».
La nature des besoins sociaux et la nécessité d’une recomposition d’un syndicalisme qui revendique la transformation sociale sont clairement apparues. Des militants de la CGT, de la FSU et de Solidaires se sont exprimés, en leur nom propre, mais ils ont tous convergé vers la nature et les raisons de la crise pour le monde du travail, et la nécessité de mener un combat de classe et de masse. Le débat a été tout aussi riche sur la perspective du nouveau parti anticapitaliste (NPA) lui-même que sur des questions de programme (place du travail, par exemple). Beaucoup (surtout en petit comité) ont défendu, parfois très vigoureusement, la nécessité « d’y aller » sans plus attendre, craignant même de ne pas aller assez vite.
Pour d’autres enfin, tout aussi favorablement disposés quant à la perspective d’ensemble, deux types de questions ont été soulevés : celles relevant des rapports partis/mouvement social. Dans ces interventions, il fut en particulier souhaité que les questions de stratégie syndicale (et de sa critique éventuelle) soient, pour l’essentiel, laissées aux syndicats eux-mêmes. L’autre problématique étant de bien se convaincre de l’utilité de ne pas se contenter de la seule LCR comme organisation nationale dans le processus. Même si la situation « n’est pas de votre faute », il convient de « ne pas les lâcher » (en parlant par exemple de Lutte ouvrière et du PCF). Olivier Besancenot a cherché à répondre à ces interrogations, en décrivant une responsabilité réciproque : la LCR met son existence dans la balance, il revient aux autres secteurs militants de jauger aussi de leur propre engagement dans le processus.
Enfin, un moment de convivialité et de fraternité autour de gâteaux des rois (à la provençale) s’est prolongé tard dans la soirée, grâce à l’hospitalité légendaire de Laurent, notre libraire engagé.
Jean-Claude et Rosy (syndicalistes, animateurs du collectif pour un nouveau parti)
Une journée bien remplie
Sans publicité, le porte-parole de la LCR a passé une journée bien remplie à Marseille, le lundi 14 janvier, à discuter du nouveau parti dans trois réunions distinctes. En dehors du débat avec des responsables syndicaux (lire ci-dessus), il y eut d’abord un repas convivial avec des cheminots. Au menu, un grand enthousiasme et pas mal de discussions sur les rythmes militants : comment l’activité politique pourra t-elle se combiner avec la vie privée et un investissement syndical déjà massif ? On continuera le débat, et décision a été prise de constituer un collectif d’initiative dans ce secteur de travail pour ce nouveau parti anticapitaliste.
Puis, il y eut un débat dans une cité populaire de la ville. Petite salle, mais pleine, avec un débat passionné et passionnant. Comme ailleurs (et peut-être encore plus), le divorce avec la gauche PS/PCF est consommé. Le débat le plus fort a été autour des « institutions », avec parfois un point de vue que l’on pourrait appeler « délégataire » (il faut que des gens comme toi – comme vous – soient élus pour « nous aider »). L’idée défendue avec force par Olivier, défendant en priorité leur propre engagement, a bien progressé (elle était d’emblée soutenue par certains, prêts à regarder avec sympathie l’idée du nouveau parti, ce qui est extrêmement précieux), mais il est clair que cette question, dans ces milieux, devra être abordée avec constance et opiniâtreté. Au final, la journée a fourni un bon panorama des potentialités comme des difficultés ainsi que des discussions à venir.
Correspondant
20:15 Publié dans Média-Rouge 13 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche 27 janvier : Rassemblement pour soutenir la Palestine
11 h - Cours Foch
À GAZA EN PALESTINE
Peut-on dire que nous ignorons ce qui se passe en Palestine ?
Peut-on être indifférent au drame de ce peuple qui réclame son droit à vivre sur sa terre ?
Ou alors assistons-nous, les yeux fermés, fatalistes, à la tentative de faire taire définitivement ce peuple ?
Nous ne sommes pas de simples spectateurs ! Les citoyens ont un pouvoir :
- Celui de parler haut et fort quand ils se mobilisent.
- Celui d’être entendus par les responsables politiques et de leur demander des comptes pour leurs silences.
Il faut exiger d’Israël la libération de l’immense prison à ciel ouvert qu’est Gaza assiégée. Il s’agit d’un crime humanitaire. La paix serait à portée de main si Israël acceptait de reconnaître l’existence indépendante de la Palestine. La coexistence pacifique et la collaboration profiteraient aux deux peuples et aux deux pays. Cela nous devons le dire et essayer de le faire entendre.
Premiers signataires : Ballon Rouge, la LCR
20:05 Publié dans Du côté des luttes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine lcr marseille manif
vendredi, 25 janvier 2008
Lettre à Unis pour un monde solidaire à Aix en Pce
Chers amis d’Unis pour un Monde Solidaire, Jeudi 17 Janvier, Alexandre Medvedowsky a présenté la liste « Aix pour Tous » qu’il dirige et dont vous êtes partie prenante. Pour ceux qui n’étaient pas au courant ce soir là, un article de La Provence du 19 janvier a apporté des indications sur le profil politique de la quatrième de cette liste, Nadia Kahoul. Rappelons que celle-ci est membre fondatrice de l’UMP dans la 14e circonscription, qu’elle affirme être « sarkozyste » et trouver ce que fait Nicolas Sarkozy « très bien ».
Nadia Kahoul a rectifié le tir dans son communiqué publié dans La Provence du 22 janvier. Sans nier le fait qu’elle ait été à l’UMP et avoir voté Sarkozy, elle affirme désormais en être déçue et se désolidariser de son action.
La manœuvre pour atténuer les effets de l’article du vendredi est grossière et ne trompe sûrement pas des militants de longue date comme vous. Pour cette raison, nous sommes particulièrement déçus de n’avoir eu aucune réaction officielle d’UMS jusqu’à aujourd’hui. Que personne ne fasse semblant de ne pas comprendre le sens de cette initiative d’Alexandre Medvdowsky : la liste Aix pour Tous inclut des personnalités de droite
Nous avions jusqu’à présent un réel désaccord d’ordre stratégique sur la question du rapport au PS et des modalités de construction d’une alternative à gauche. Nous n’en convenions pas moins que nous aurions l’occasion de nous retrouver dans les luttes. Renouer le dialogue avec UMS, association composée de militants faisant preuve d’un engagement de terrain remarquable depuis des années, ne faisait aucun doute.
Néanmoins, votre présence sur une liste mettant en quatrième place Nadia Kahoul change la donne. Pour nous, il ne s’agit plus d’un désaccord stratégique (si important soit-il) mais du franchissement d’une « ligne rouge ». Si cela est confirmé, une telle faute rendra impossible toute construction politique commune à quelque niveau que ce soit.
Bien entendu, la présence de N.Kahoul change également la position de la LCR au sujet du second tour puisque cela remettrait en cause la possibilité d’une fusion technique et même de l’appel à battre les « listes de droite » puisqu’Aix pour Tous en serait partiellement une.
Il n’est pas encore trop tard pour vous désengager d’une liste qui apparaît clairement en contradiction avec tout ce pour quoi vous avez lutté jusqu’alors. L’heure est aux choix qui ne sont plus seulement stratégiques. Si vous assumez de faire campagne pour l’élection d’une ("ex")-sarkozyste au conseil municipal vous devrez alors en assumer les conséquences politiques.
Amicalement
La LCR Aix-en-Provence
17:40 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Non au soi disant traité simplifié
Je suis un traité modificatif qui ne simplifie rien et aggrave tout...
Par Raoul Marc Jennar (chercheur, politologue, altermondialiste).
Voici en 16 petites séquences vidéo, un décryptage clair et concisde ce fameux "Traité Modificatif" .
Il nous résume point par point les enjeux de ce nouveau traité.
Voici d'un clic, les liens qui vous permettent de les visionner directement ( 1 à 3 mn par sujet )
01- Je suis un traité modificatif qui ne simplifie rien et aggrave tout...
02 -Je fais l'impasse sur les droits de l'Homme
03- Je fais la part belle à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
04- Je privatise les services communaux et les services publics
05- je suis pour les cantines privées
06- Services d'Intéret Général? J'aime bien jouer sur les mots!
07- Je privatise les chemins de fer les plus rentables
08- Je maintiens un euro fort pour justifier les délocalisations
09- Plus j'élargis l'Europe, plus j'augmente la concurrence... C'est bon pour les actionnaires!
10- La Démocratie, j'en fais mon "'affaire"... !
11- J'aimerais mieux ne pas vous parler de ma Commission Européenne!
12- Je renforce le poids des religions
13- Je confie ma politique de défense à l'OTAN
14- Je suis absent du débat et je passe inapercu
15- Le 04 février, je modifie la Constitution Françcaise pour passer sans référendum
16- Mais j'ai un maillon faible... Vous pouvez toujours agir!
Liens utiles pour les actions :
Le CNR : Nous voulons un réferendum (pétition en cour et je contacte mes élus )
29 mai : non au déni de démocratie (plainte en cour)
Tous à Versailles le 4 février (pétition et covoiturage)
17:40 Publié dans à voir, à entendre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Liberté sexuelle et liberté de genre en Turquie ! Liberté pour Lambdaistanbul !
Mercredi 30 janvier :
à 16h30 devant le Consulat de Turquie 363, avenue du Prado, 13008 Marseille
Lambdaistanbul est une association turque organisant la communauté LGBTT (lesbienne, gay, bi, trav et trans) et défendant ses droits.
Elle organise à Istanbul :
- une gaypride et une semaine de visibilité (au niveau national et international)
- la défense des droits des minorités sexuelles et genrées.
- la prévention santé.
L’homosexualité et la transsexualité ne sont pas un crime en Turquie, selon la loi, mais le fait de se constituer en association pose souvent problème. En effet, le Code civil turc considère que toute association contraire à la Loi et à la Morale ne doit pas exister. C’est l’argument d’immoralité que le gouverneur de la ville a opposé à Lambdaistanbul quand elle a voulu déposer ses statuts d’ONG en 2007. Depuis 2005, des associations homosexuelles ont rencontré les mêmes types de pression, mais ont toujours eu gain de cause auprès des procureurs. Dans le cas de Lambdaistanbul, le procureur général a également rejeté la poursuite du gouverneur d’Istanbul. Mais pour la première fois, le gouverneur a saisi la Haute Cour de Justice pour poursuivre sa plainte contre l’association. C’est donc le 31 janvier 2008 que le jugement sera rendu. L’association est menacée de dissolution et ses responsables risquent des condamnations. Cette action se situe dans le cadre d’une semaine de mobilisation européenne en soutien à Lambdaistanbul, qui se déroule à Paris, Lyon, Grenoble, Lille, Strasbourg, Toulouse, Nancy, Namur, Bruxelles, Barcelone, Lisbonne, etc… Nous, associations marseillaises, luttons contre les discriminations de genre, de sexe et de sexualité, partout dans le monde, que ce soit en Europe (France, Pologne, Russie, Turquie…) ou sur d’autres continents.
Organisé par Les Brigades Roses.
17:35 Publié dans Du côté des luttes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 janvier 2008 Manif Fonction publique
17:10 Publié dans à voir, à entendre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Manif, Fonction publique, LCR, besancenot
jeudi, 24 janvier 2008
Rassemblement contre le CRA (Centre de Rétention Administrative)
http://www.directivedelahonte.org/
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mardi, 22 janvier 2008
Marseille : le PCF rejoint le PS et sa crise s’approfondit
Paru dans "Rouge" (hébdomadaire de la LCR)
Correspondant
17 janvier 2008
Les choix de la direction du Parti communiste à Marseille sont révélateurs de la confusion politique qui règne dans ce parti, avec une partie de plus en plus importante des militants qui rue dans les brancards.
A Marseille, la tête de file socialiste, Jean-Noël Guérini, a fait très fort. À commencer par le débauchage individuel réussi de la quasi-totalité des élus PCF sortants (dont la totalité des « communistes unitaires », les premiers donc à rallier Guérini, dure leçon de choses). Ceci s’est accompagné du refus parallèle des « discussions d’appareil » avec le PCF. Puis, par le choix d’un membre du bureau national de l’UMP (exclu depuis) comme tête de liste dans un des secteurs municipaux de la ville. La personnalité même de Guérini est particulière : soutien de la première heure de Royal, il a une réputation antisociale solidement ancrée dans la gauche marseillaise
Malgré tout ceci, la ligne défendue par la direction du PCF n’a jamais varié : union de toute la gauche pour battre le maire sortant, Jean-Claude Gaudin. Mais le refus du PS de permettre au PCF de sauver la face était de trop. Surtout au regard de la réaction parmi les militants, déjà plus que réticents à cette ligne de démission et de plus en plus enclins à l’unité avec la LCR et la liste anticapitaliste et antilibérale « Marseille contre-attaque à gauche ». La dynamique de cette liste de rassemblement large ne pouvant plus être ignorée, le PCF a d’emblée exclu de partir seul. La direction a même ouvert des discussions avec elle et envisagé un ralliement si, décidément, le PS maintenait sa position méprisante.
Mais la ligne politique de fond est restée la même, et ceci s’ajoutant aux menaces de rétorsion socialistes sur les villes communistes du département, les velléités de révolte ont fait long feu. La direction a donc proposé au vote des adhérents un choix entre rejoindre le PS ou la liste alternative, tout en soutenant le premier choix au nom de la nécessité de défaire la droite. Près de 20% des votes se sont tout de même portés sur le second choix. Ce qui, dans une ville où les néfastes traditions sectaires contre « les gauchistes » sont légendaires, est tout simplement historique.
Mais l’affaire n’est pas close. Les militants mesurent le désastre de soutenir une campagne où ne figure aucune tête de liste communiste, mais où un UMP est confirmé dans ce rôle, et ils appréhendent l’union à venir avec le Modem, clairement revendiquée par Guérini… au lendemain du référendum communiste. Il est d’ores et déjà acquis que nombre de militants voteront pour la gauche anticapitaliste, et il se joue une partie importante en ce moment pour savoir combien d’entre eux franchiront le pas pour rejoindre ses listes. En tout état de cause, la sanction politique est déjà terrible : le PCF marseillais, tous courants confondus, a abdiqué le restant de dignité qui lui restait. Oscillant entre tristesse, colère, résignation et mobilisation, les militants se débattent dans une crise qui apparaît sans issue, sauf celle, de plus en plus présente dans les débats, du nouveau parti proposé sans relâche par la LCR.
Correspondant
* Paru dans Rouge n° 2235 du 17 janvier 2008.
10:10 Publié dans Média-Rouge 13 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



