« 2008-01 | Page d'accueil | 2008-03 »
samedi, 23 février 2008
Municipales : Un article paru dans rouge, l'hebdo de la LCR
http://lcr-rouge.org/spip.php?article1098
- Marseille...
« Continuer ensemble »
À Marseille, face au maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin, les listes « Marseille contre-attaque à gauche »1 défendent les orientations de la gauche antilibérale et anticapitaliste. Camille Roux-Moumane, 26 ans, sans emploi, est tête de liste sur le 3e secteur (4e et 5e arrondissement).
• Quel est ton sentiment à cette étape de la campagne à Marseille ?
Camille Roux-Moumane – Les programmes et les listes des deux principaux candidats, Jean-Claude Gaudin (UMP) et Jean-Noël Guérini (PS) sont à présent connus, et nous faisons le constat qu’il n’y a que très peu de différences. Au-delà des détails, c’est plutôt la forme qui est la même. Il est temps de mettre fin aux pratiques clientélistes. Gaudin, numéro 2 de l’UMP, gère Marseille depuis deux mandats, et les Marseillais sont toujours aussi méprisés, les inégalités ne font que croître. Il veut faire de notre ville une vitrine, excluant à cette fin les pauvres du centre. En menant campagne sur « Marseille, ville olympique », en faisant de la sécurité un axe principal de sa campagne, Jean-Noël Guérini, président du conseil général et candidat soutenu par le PS, opte également pour un changement en profondeur du visage de Marseille. Ce représentant du PS le plus libéral, qui ne se revendique ni de la gauche ni même de son propre parti, a pourtant réussi à faire l’unité entre des représentants de l’UMP, Lutte ouvrière et le PCF, ce qui laisse nombre de militants de ces organisations dans le désarroi ! Nous représentons donc la seule liste se revendiquant de la gauche sur l’ensemble des secteurs.
• Comment se déroule votre campagne ?
C. Roux-Moumane – Nous avons réussi à réaliser une unité très importante des diverses sensibilités de la gauche anticapitaliste et antilibérale, et nous sommes très nombreux à mener une campagne de terrain extrêmement active. Nous couvrons les huit secteurs de la ville, ce qui représente plus de 300 candidats et nous donne la possibilité de mener la campagne la plus visible que la gauche radicale ait menée jusqu’à présent. Notre programme, très détaillé, offre des solutions aux grands problèmes qui se posent aux Marseillais et aux Marseillaises sur le logement, les transports, la gestion des déchets… L’accueil sur le terrain est extrêmement positif, l’objectif que nous nous fixons est de canaliser le vote contre Gaudin et pour un programme vraiment à gauche, qui dise clairement que Marseille n’est pas à vendre. Au-delà du score, nous sommes déjà satisfaits d’exister, dans l’unité, auprès de la population.
• Vos listes regroupent des centaines de candidats. Quel lien fais-tu avec la proposition de nouveau parti anticapitaliste ?
C. Roux-Moumane – Depuis le mois de septembre, nous avons sollicité les militants des collectifs antilibéraux, des militants associatifs et syndicaux, pour construire des listes aux élections municipales. Le projet de la LCR était public, et nous avons évidement discuté, dès le début, du lien entre les deux, en toute transparence. L’adhésion au projet de NPA n’a jamais été une condition de la constitution des listes. Les centaines de personnes qui ont répondu présentes, bien au-delà du nombre de candidats requis, sont pour la plupart des militants associatifs et syndicaux, très peu sont ou ont été adhérents d’une organisation politique. Par méfiance pour certains, par méconnaissance pour de nombreux autres… L’essentiel est aujourd’hui de faire la preuve, par notre capacité à agir concrètement ensemble sur le terrain, que nous pouvons construire une unité de proposition et de positionnement. Au-delà de nos histoires respectives, de nos divergences sur telle ou telle échéance, de la quantité de temps que nous pouvons consacrer à l’action politique, nous surmontons nos différences. Mais, ce qui transparaît surtout, c’est la nécessité de continuer ensemble, de préserver ce que nous avons construit depuis cinq mois avec toutes les personnes qui mènent cette campagne, c’est-à-dire plusieurs centaines.
15:35 Publié dans Média-Rouge 13 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Municipales : Un article paru dans rouge, l'hebdo de la LCR
Les interventions lors du meeting municipales à la fête de Rouge 13
Aix en Provence : Chloé, de la liste Aix en luttes : http://www.aixenluttes.org/
15:25 Publié dans Média-Rouge 13 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Les interventions lors du meeting municipales à la fête de Rouge
jeudi, 14 février 2008
Avec carrefour : je positive !
« Ils sont même pas capables de lâcher 50 centimes sur les tickets restaurants. Pourtant en rayon les produits augmentent »
Amaria Gacemi, déléguée CGT, assistante fabrication à la sandwicherie du Carrefour Grand Littoral
Comment la grève a-t-elle commencé ?
Le 1er février, c'était la grève nationale des personnels de la grande distribution et le magasin était fermé. On a tenu une Assemblée générale avec presque 200 salariés, alors on a voté la reconduction de la grève sur des revendications locales, élaborées en intersyndicale.
Mais du côté de la direction, c'est la porte fermée, ils ne savent que nous répondre : « On peut rien faire, c'est national »... Ils disent qu'on n'est que 30 à faire grève, sur 586 salariés, mais si c'était vrai, ils n'auraient pas eu besoin de faire bosser les cadres à notre place les jours suivants. Ils ont ouvert pendant 4 jours en vendant de la marchandise périmée, car ils ne nettoyaient pas les rayons. Les cadres, ils ne savent que chauffer la chaise. (rires) Ca, ils sauront que c'est moi qui vous l'ai dit.
Quelles sont vos revendications ?
La principale revendication, c'est l'embauche des temps partiel à temps complet, car la tâche est trop importante. Il y a trop d'arrêts maladie, de l'absentéisme, on n'en peut plus. On veut aussi améliorer les conditions de travail. On a des pauses de 3 mn chaque heure, pour aller fumer, pisser. 2O minutes pour manger. La pointeuse est loin, alors quand il y a la queue à la sandwicherie... On demande aussi la revalorisation du ticket restaurant : il est à 3, 05 euros, alors que c'est 4,60 dans les autres magasins.
Quels sont les salaires dans le magasin ?
Moi, je gagne 950 euros pour 36 h ¾, comptées 35... avec 12 ans d'ancienneté.
Qu'est-ce qu'on peut faire pour soutenir votre grève ?
C'est grâce aux dons qu'on a pu organiser le repas aujourd'hui. Ce rassemblement, ça redonne du souffle aujourd'hui, ça rebooste, c'est formidable d'être venus aujourd'hui. Nous, on veut du concret, des négociations, on n'en veut plus du temps partiel. On veut en finir avec cette situation de mépris envers nous. Ils sont même pas capables de lâcher 50 centimes sur les tickets restaurants. Pourtant en rayon les produits augmentent, pour certains de 50 centimes tous les 15 jours. Nous, les croissants, on les regarde, on n'arrive plus à se les payer.
Sarkozy disait qu'il fallait travailler plus pour gagner plus, qu'en pensez-vous ?
(Réponse d'une autre gréviste) : Sarkozy c'est un con, on a déjà du mal à faire 35 heures, qu'il vienne les faire, lui...
Interview réalisée le 12 février par Vincent et Alice



19:05 Publié dans Média-Rouge 13 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : carrefour lutte besancenot lcr marseille
mardi, 05 février 2008
Appel pour la constitution d'un Nouveau pParti Anticapitaliste
D’années en années se développe une politique de plus en plus réactionnaire revenant sur plus d’un siècle de conquêtes sociales. Nous subissons une remise en cause de tous les droits fondamentaux : droit au travail, droit au logement, droit à la culture et à l’éducation, droit à la santé, droit à la retraite, droit de libre circulation des hommes et des idées, et bien sûr casse des solidarités collectives avec le démantèlement des services publics….Avec l’élection de Nicolas Sarkozy elle a atteint un niveau intolérable.
Contre cette politique se sont développées et se développent de nombreuses luttes sociales et des mouvements d’ampleur nationale qui ont imposé, parfois, comme pour le CPE, - grâce à la détermination et la radicalité de la jeunesse - des reculs aux gouvernements en place. Mais elles restent infructueuses, en particulier quand un syndicalisme "d’accompagnement" prend le pas sur un syndicalisme de lutte de classe qui assume la portée politique du combat social. A celles et ceux qui luttent, dans leurs entreprises, dans leurs services, dans leurs ateliers, dans leurs quartiers,… il manque un débouché politique lui-même appuyé sur un projet de société alternatif.
Cette alternative ne peut venir du Parti socialiste dont les dirigeants sont plus préoccupés de postes que de programme, d’adaptation au libéralisme que de résistance aux politiques de droite. Elle ne peut non plus venir du Parti communiste qui continue à payer ses erreurs passées qui l’ont conduit à la marginalisation et à la subordination au parti socialiste, mettant en danger sa propre existence.
La seule proposition crédible susceptible d’ouvrir des perspectives est celle d’un changement de société, c’est celle d’une société qui en finisse avec l’exploitation de l’homme par l’homme, avec le pillage de la planète et la destruction de la nature, le machisme, le racisme, la domination impérialiste et les occupations militaires. Il faut en finir avec le système capitaliste.
C’est pourquoi, nous, militants anticapitalistes, issus d’histoire et d’itinéraires différents appelons à la création d’un nouveau parti anticapitaliste, qui soit l'héritier du meilleur des combats passés, sans reproduire les erreurs qui nous ont menés dans l'impasse. Un parti qui affirme clairement son refus de la gestion du capitalisme comme la soumission aux institutions de la classe dominante, et qui affirme son indépendance stratégique vis-à-vis du Parti Socialiste et de ses alliés. Un parti qui place le débat démocratique au centre de toute prise de décisions, de toute mise en oeuvre.
Réconcilions le mouvement social et la lutte pour une autre société, une société où les choix seront faits démocratiquement et non pas dictés par les marchés financiers, où les populations disposeront de la propriété sociale des grands moyens de production et d’échange.
Cet appel s’adresse à tous ceux qui luttent, à tous ceux qui sont prêts à résister sans rien lâcher, ni n'abandonner personne, à tous ceux qui rêvent d’un monde meilleur.
Cet appel s’adresse à tous ceux qui luttent contre Sarkozy et le Medef, pour le droit à l'emploi, le droit au logement, le droit à la santé, à l'éducation, à une retraite digne…
Cet appel s'adresse à tous ceux qui luttent contre la destruction de notre environnement, l'exploitation des hommes et la marchandisation de la nature, tous ceux qui veulent construire une société respectueuse de l'environnement et de la justice sociale.
Cet appel s’adresse à tous ceux qui se solidarisent avec les peuples en luttes pour le droit à disposer d’eux-mêmes et de leur terre, à tous ceux qui luttent pour la régularisation de tous les sans-papiers.
Cet appel s’adresse à tous ceux dont les mobilisations régulières font trembler le gouvernement et les puissants.
Cet appel s’adresse à tous: les travailleurs, français et immigrés, aux chômeurs, aux retraités, à la jeunesse…
Ensemble participons à la création de ce nouveau parti
Oui, il y a urgence. Le moment est venu où il nous faut inventer l’avenir.
Premiers signataires:
Abeille Corentin (militant LCR)
Battini Jean-Marie (militant LCR)
Bottero Cédric (militant LCR)
Casabona Rosy (militante syndicale)
Castan Alain (militant « Résister »)
Castellani-Labranche Nadine (militante syndicale)
Charcosset Aude (militante LCR)
Chevassu Armelle (militante collectif antilibéral)
Costes Michel (militant syndical)
Guimard Florimond (militant associatif)
Johsua Samuel (militant LCR)
Labranche Jean-Claude (militant syndical)
Larrivée Frédéric (Militant syndical)
Lopez Yannick (militant des Verts)
Malvezin Bruno (militant des « Alternatifs »)
Marchetti Jean-Louis (militant LCR)
Mignon Jean-Paul (militant « Ballon Rouge »)
Moumane - Roux Camille (militante LCR)
Ori André (militant syndical)
Perez Matthias (militant LCR)
Poulet Jérôme (militant syndical)
Rauzy Antoine (militant associatif)
Rubio-Mignon Marie-Christine (militante « Ballon Rouge »)
Saby Serge (militant syndical)
Shermann Anna (militante collectif antilibéral)
Si vous soutenez l'appel pour la constitution d’un nouveau parti anticapitaliste, envoyez vos coordonées à
Cédric Bottero, 06 03 16 22 92 <cedricbottero@yahoo.fr>
NPA – BP 60070 – 13382 Marseille Cedex 13
Télécharger l'appel format PDF appel.pdf ou word Appel NPA V5.doc
16:55 Publié dans Média-Rouge 13 , nouveau parti anticapitaliste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 04 février 2008
Municipales : les Têtes de liste


Armelle Chevassu, 46 ans, sans emploi, militante associative ;
Samuel Johsua, 61 ans, retraité ;

Emmanuel Arvois, 40 ans, professeur lycée professionnel, militant syndical ;
Elodie Debureau, 24 ans, employée à la CRAM ;

Camille Roux- Moumane, 26 ans, chômeuse ;
Jean Pierre Busti, 56 ans, retraité de la Poste ;

Michel Pirrottina, 56 ans, cadre Fonction Publique La Poste ;
Marie Laure Collet, 40 ans, auxiliaire de vie scolaire ;

Nicole Colomb, 60 ans, chômeuse ;
David Larriven, 37 ans, ouvrier paysagiste ;

Bruno Malvezin, 53 ans, consultant en écologie et habitat ;
Louisa Mahrouk, 26 ans, employée assurance ;
Olivier Flandrin, 31 ans, cheminot ;

Babette Sirvent-Johsua, 64 ans, retraitée ;
Antoine Hollard, 52 ans, enseignant ;

Henri Saint-Jean, 56 ans, travailleur social ;
13:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Besancenot en visite à Marseille
Olivier Besancenot est venu à Marseile le 14 janvier dernier pour rencontrer des militant/es associatifs et syndicaux.
Voici deux vidéos qui rettracent ces rencontres.
13:45 Publié dans à voir, à entendre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

