mardi, 15 janvier 2008

Qui est le « bon » docteur Franceschi ?

3de7772010d01b26fedfe24c40159612.jpgPrésentée comme un pied de nez  fait à Gaudin et aux Sarkozistes en matière d’ouverture, la  candidature de François Franceschi, comme tête de liste Guerini  dans le 4eme secteur, cache la réalité sulfureuse de ses engagements passés et présents.
On peut lire dans son CV politique, qui ne manque pas de sobriété, distribué à la presse et publié sur Internet,

« Engagement politique Membre du RPR puis du RPF, le Docteur FRANCESCHI est le Secrétaire de l’UMP pour la
4eme Circonscription des Bouches-du-Rhône. Il a conduit à Marseille une liste RPF aux élections Municipales en 2001 et a été candidat de l’UMP aux Elections Législatives de 2002 dans les quartiers Nord de Marseille. »

Un dirigeant de la droite extrême au sein de l’UMP.

Ce que savent, et ne mentionnent pas, Guerini  et ses amis, c’est le rôle réel de François Franceschi dans le mouvement  « La Droite Libre »,  au sein de l’UMP.

Voilà comment l’islamophobe pro-israélien  Alexandre Del Valle, issu de la mouvance d’extrême droite, encensé sur le site de Bruno Megret, décrivait en 2005 les engagements de son mouvement :

« Je suis personnellement en total accord avec Nicolas Sarkozy (NDLR, sauf sur la Corse) : libéralisme philosophique et économique, travail, rétablissement de l'ordre et de la sécurité dans les zones de non droit, politique claire et responsable en matière d'immigration (« immigration choisie plutôt que subie »), zèle intégrationniste (nous sommes comme lui des enfants de l'immigration et approuvons son idée de patriotisme intégrateur à l'américaine), refus du politiquement correct et du terrorisme intellectuel, réhabilitation de l'intérêt national, refus de l'antisionisme et réconciliation avec les Etats-Unis, sécurité routière et réforme audacieuse en matière de retraite et de santé. Cela fait beaucoup. Et je peux vous dire, au nom du bureau de la Droite Libre dont je suis le Secrétaire Général, avec Rachid Kaci et François Franceschi, Président délégué, que notre loyauté envers le chef de l'Etat, le Premier Ministre et le Président de l'UMP, est totale. »

Ce mouvement avait fait parler de lui dès 2003.
1) Médiatisé par Rachid Kaci, actuel conseiller à l’Élysée, et fondé en 2003, il défend la double peine, plaide pour la réhabilitation de Charles Millon au sein de l'UMP, s'oppose au droit de vote des étrangers, a soutenu la guerre contre l'Irak et développe la fameuse thèse du péril vert (Islam).
2) Il  affirme qu’il n'y a pas d'islam modéré car « l'islam lui-même est intégriste » et représente « une menace pour l'occident chrétien ». Il compare l'immigration à « un processus de colonisation de peuplement [...] une véritable guerre de conquête [...]   une invasion déguisée ».
3) Il n’hésite pas à s’en prendre directement et violemment aux syndicats (SNES, UNSA) en appelant au bombardement (par des milliers d’emails) des boites aux lettres électroniques des syndicats.
4) DL, entre autres mouvances, est à l’origine d’un rapport bidonné, mais largement repris par les media contre le MRAP, cible à discréditer et à combattre.
Car, selon Del Valle, son idéologue, « « Nous sommes nés dans ce pays, y avons grandi, et sommes prêts à le défendre contre tous les intégrismes et toutes les dérives racistes dont participe la nouvelle mode « francophobe », si justement dénoncée par Alain Finkielkraut. Toutefois, il convient d’être juste. Cette étiquette de « Français de la deuxième génération », nous la devons en partie aux casseurs qui refusent de s’intégrer, mais encore plus aux Ligues de Vertu et aux associations dites « antiracistes » comme le MRAP, la Ligue des Droits de l’Homme, les altermondialistes et les « Indigènes de la République » qui n’ont de cesse de distiller, sans même s’en rendre compte, le venin de l’ostracisme. »

François Franceschi n’a fait que progresser dans ses responsabilités au sein de DL : secrétaire général délégué, secrétaire général, puis président délégué.

Il a été élu à ces postes par d’autres membres éminents de cette droite de la droite que sont les adhérents de DL,  Edith Cuignache-Gallois (conseillère UMP du XIIIe arrondissement de Paris, présidente de l'Union pour la Liberté), Jérôme Rivière (député des Alpes Maritimes; ex président de La Droite Libre; ex-DL), François d’Aubert (ancien ministre, député; président du club de réflexion de La Droite Libre; ex-DL), Etienne Blanc (député; ex-DL), Yannick Favennec (député; ex-DL), Béatrice Bourges Boyer Chammard (ex-DLC, présidente d'Audace et Responsabilité), Stéphane Bottiau, Alexis Bouchard (ex-DLC), Bertrand de Lesquen, Arnaud Dassier (ex-DL), Annick Marsal (ex-DLC, présidente de Liberté et Responsabilité), Emmanuel Blanc (ex-DL), Thibault Colcombet.

Aurait-il subitement renié, ou dissimulé, ses convictions sur le chemin de la mairie, comme Rachid Kaci s’est fait passer pour centriste devant la presse Suisse,  grâce à convaincante apparition de Guerini ?

Un Corse de la terre et des morts

Son CV mentionne dans ses engagements associatifs, « Il est également Président de la Société Napoléonienne de Marseille et de sa région et Vice-président de la Fédération des Groupements de la Corse des Bouches-du-Rhône. ». Dans l’organigramme de la Maison de Corse, on le découvre, encore comme secrétaire général,  aux côtés de Sixte Ugolini et de Jacques Rocca Serra.
Il fait partie de ces réseaux corses que Guerini a activé.

Toutes ces proximités troubles, on les trouve dans ses explications de candidature : Il n’aurait pas pu se présenter contre Guerini, car « (…) nos parents sont enterrés dans le même village corse de Bologne, prés de Calvi ». (cité par Challenges)
Après la Corse, ce serait donc Marseille au-dessous des classes, le Marseille du cimetière Saint Pierre !

Voilà donc l’air frais que l’ « ouverture » Guerini  fait respirer à la Fédération du PC et à ses élus. Les bonnes paroles humanistes, servies par Dutoit et consorts au peuple de gauche, ne modifient en rien la réalité d’un assemblage qui asservira Marseille aux intérêts d’une autre fraction de sa bourgeoisie locale, extrémistes inclus.
Mais que pensent Samia Ghali et d’autres socialistes de tous ces aspects volontairement cachés ou brouillés de l’activation des « réseaux » Guerini ?
 
Bernard Mounier

 
NOS VIES VALENT VRAIMENT PLUS QUE LEURS PROFITS LIGUE COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE DES BOUCHE DU RHONE