dimanche, 23 décembre 2007

Besancenot en visite à l'EMSM Vitrolles

    De passage à Aix-en-Provence pour un meeting de la LCR, Olivier Besancenot s’est rendu à l’invitation des salariés d’EMSM pour leur témoigner de son soutien et de celui de l’ensemble des militants de la LCR. Ce fut l’occasion d’un coup de projecteur médiatique tout à fait opportun et absolument utile à l’audience de cette lutte, qui à la différence de TRAMIER, ne bénéficie pas de la période électorale qui poussait en juin dernier, les candidats à se presser au chevet des travailleurs en lutte.
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    Comme à TRAMIER en mai dernier, les travailleurs et travailleuses d’EMSM-Vitrolles dans la zone des Estroublans font l’objet d’un plan social qui tombe comme un couperet de plus sur la ville : 23 licenciements au 31 décembre à minuit et les locaux sont déjà proposé à la location. Bonnes fêtes à tous et toutes ! Voici comment on traite des employés(es) qui, certains depuis plus de 30 ans, officient de tout leur savoir-faire dans cette usine de fabrications de paillasses pour laboratoires et classes de physique et biologie de l’Education Nationale.
Et comme à TRAMIER en mai dernier, c’est un plan social dérisoire qui est proposé : quelques reclassements sur le site de Romilly dans l’Eure et 50 000€ supplémentaires aux indemnités légales dont 40 000€ sous formes d’aides à la reconversion pas de quoi à garnir le pied du sapin.
    Dès l’annonce du plan social, les ouvriers d’EMSM-Vitrolles ont décidé d’occuper leur usine et de garder comme « trésor de guerre » le chantier de mobilier de laboratoire destiné à un établissement scolaire de Voiron dans l’Isère.
    Ce qui leur arrive n’est pas une fatalité. Ils sont les victimes d’un entrepreneur à la gestion des dépenses plus qu’hasardeuse et aux intentions stratégiques aventureuses. En effet, le projet de transformer l’activité de production de paillasses de laboratoires en simple importation de Tchéquie, pourrait être aussi une des raisons de la fermeture du site d’EMSM-Vitrolles. Les salariés sont aussi les victimes d’un client principal, l’Education Nationale, par ailleurs Pouvoir Public, qui refuse de légiférer pour mettre en place une véritable politique d’interdiction des licenciements qui poserait le principe du maintien du contrat de travail (et de la rémunération), définirait les modalités de récupération des subventions et allégements de charges, et les conditions de nationalisation éventuelle de l’entreprise pour maintenir l’emploi.

 
NOS VIES VALENT VRAIMENT PLUS QUE LEURS PROFITS LIGUE COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE DES BOUCHE DU RHONE